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Les métiers de la grande décoration représentent, comme ceux de la haute couture, une part fondamentale du patrimoine français. Ils sont le fruit presque miraculeux de la transmission de gestes perfectionnés au fil des générations d’artisans. Ils existent pour repousser les limites de l’imagination, pour rendre tangible une beauté idéale. En cela, ils confinent à l’art. Lire la suite

Opéra Garnier/En 2005, sous la tutelle d’Alain-Charles Perrot, architecte en chef des Monuments historiques, l’Atelier a participé à la restauration du Grand Foyer de l’Opéra Garnier en travaillant à la remise en état des peintures décoratives chères à Charles Garnier, ou encore à la restitution et la restauration de la dorure.

Lambris de Fontainebleau/Nettoyage et restauration.

Galerie des Glaces/En 2007, lors de la restauration de la galerie des Glaces du château de Versailles, Mériguet-Carrère a nettoyé et restauré toutes les torchères.

Château de Champlitte/Au château de Champlitte, musée des Arts et Traditions populaires en Haute-Saône, le groupe d'anges peints à la tempera au plafond du Grand Salon a été restauré a Trattegio. De nombreuses fissures, ainsi que des pertes de la couche picturale, altéraient les anges et le ciel. Un travail réalisé sous la direction de Pascal Prunet, architecte en chef des Monuments historiques.

Les grilles/Les grilles du musée du Luxembourg, à Paris.

Paravent/Paravent exécuté dans le style d’Armand-Albert Rateau, grand décorateur français de la période Art déco. Les panneaux en bois sont enduits de plusieurs couches de gros blanc (blanc de Meudon mélangé à de la colle de peau), sur lequel les motifs sont tracés au pochoir puis creusés à l’aide de fers à reparer (outils du doreur), avant d’être dorés à la feuille d’or.  

Hôtel de Choiseul/

Palais de la Légion d'Honneur/Retouche d’un détail sur le plafond du salon des Muses. La restauration des plafonds est restée très minimaliste. Un simple décrassage, sans déverni. Les mouvements du plafond avaient entraîné des décalages dans la toile, mais aucune fissure. Une restauration plus importante aurait été non seulement plus longue (le chantier devait se terminer rapidement), mais aussi probablement plus traumatisante pour la couche picturale.

Cuir gaufré/Une des dernières créations de l’Atelier Mériguet-Carrère. Le cuir gaufré et doré à la feuille est découpé et appliqué sur du verre églomisé. Cette association se prête à merveille à diverses utilisations dans le décor : plafond, mur, dessus de cheminée, encadrement de boiserie…

Traitement simultanée des commandes/La restauration de toiles peintes, comme celles du XIXe siècle provenant du château de Kerguéhennec en Bretagne, ou celles du XVIIIe siècle exécutées vers Avignon, nécessitent un savoir-faire bien spécifique ainsi qu’une connaissance approfondie de la couleur. 
Rue Chapon/Rue Chapon, on a restitué sur toile l’Allégorie des travaux géographiques du Prince Roland Bonaparte. Réalisée en 1894 sur papier marouflé, cette œuvre monumentale du peintre Charles Toché ornait un plafond de l’hôtel parisien de Roland Bonaparte, devenu l’hôtel Shangri-La. Son fragile support de papier était dégradé. La copie réalisée par Mériguet, après relevés sur calque, orne désormais la salle de Bal de l’hôtel.

Cuir de Cordoue/Après gaufrage et patines, dernière retouche sur un cuir, en atelier.

Restaurant Prunier/Le premier étage du restaurant Prunier, décor conçu par Jacques Grange pour Pierre Bergé.

Biennale des Antiquaires/Mériguet-Carrère a décoré en 2010 le stand de l’antiquaire Didier Aaron à la Biennale des Antiquaires, au Grand Palais, à la demande du décorateur Jacques Grange. Ce dernier a eu l’idée de ce trompe-l’œil architectural, en référence au décor imaginé dans les années 1930 par le décorateur Jean-Michel Frank pour les salons du parfumeur Guerlain sur les Champs-Élysées, peint par Christian Bérard.

Les Nymphéas/La résidence d’Yves Saint Laurent et Pierre Bergé à Deauville. Les décors muraux, qui reprennent le thème des Nymphéas de Claude Monet, ont été réalisés sur toile en atelier avant d’être marouflés sur place. Décor réalisé sous la direction de Jacques Grange.

Appartement à Paris/Chantier réalisé sous la direction de Jacques Grange.

Toiles décoratives/Pour un chantier privé à Londres, restauration dans l’atelier d’un ensemble de cinq toiles décoratives anglaises du XVIIIe siècle. En fonction de l’état de conservation des œuvres, on peut les dévernir, puis purifier les repeints (supprimer les retouches disgracieuses effectuées au fil du temps). La couche picturale peut être restaurée par procédé de repiquage, puis protégée par un nouveau vernis.

Hôtel de Choiseul/

Tour Bloomberg/Entrée résidentielle de la tour Bloomberg à Beacon Court, en plein cœur de Manhattan (architecte Cesar Pelli). Dans ce décor de Jacques Grange, le luxe s’affirme, dans la tradition des grands buildings américains, à travers la rigueur des lignes, le dessin du sol ainsi que le mobilier et les portes de bronze. 

Yacht privé/Sur ce yacht privé du constructeur CRN (groupe Ferretti), dont la décoration est signée Cristina et Alexandre Negoescu, on remarque les murs travaillés en laque polie ainsi que le paravent sculpté argenté. 

Château de Fabrègues/Plafond en faux bois, patines et peintures dans le salon et la salle à manger du château de Fabrègues dans le Haut-Var, décoré par Pierre Yovanovitch. 

Boiseries/Dans l’atelier de la rue Chapon, on applique sels d’oseille et potasse sur les boiseries. On fait pénétrer ces actifs à la brosse, puis on procède à plusieurs rinçages. Le bois est ensuite mis en teinte, puis ciré et vieilli au gant métallique, avec l’aide de diverses poudres.

Boiseries/Dans l’atelier de la rue Chapon, on applique sels d’oseille et potasse sur les boiseries. On fait pénétrer ces actifs à la brosse, puis on procède à plusieurs rinçages. Le bois est ensuite mis en teinte, puis ciré et vieilli au gant métallique, avec l’aide de diverses poudres.

Long Island/À Long Island, dans le corridor conçu par Alberto Pinto, toile marouflée avec empreintes et arrachés dans la matière fraîche. Interprétation d’un décor pierre, dont on devine les filets de l’appareillage, avec galonnage.
Château Louis XIV à Louveciennes/Décors peints Hôtel de Choiseul Banque Postale/construit en 1722 rue de Sèvres à Paris, l’hôtel de Choiseul-Praslin s’est enrichi, au XIXe siècle, d’une chapelle dans le goût néogothique. Elle a été restaurée dans les années 2000 et a retrouvé, entre les mains des artisans de Mériguet-Carrère, son fond bleu, ses étoiles d’or, son faux appareillage de pierres et ses colonnettes centrales, en staff. Seuls 15 % du décor subsistaient dans ce lieu, longtemps transformé en bureaux. Hôtel Shangri-la Paris/L’élégant hôtel particulier édifié avenue d’Iéna dans les années 1890 pour le prince Roland Bonaparte, petit-neveu de Napoléon Ier, est devenu depuis 2010 l’un des palaces cinq étoiles de la capitale. Pour retrouver son cachet et son lustre d’antan, l’édifice, dont les parties les plus anciennes (les vestibules, la coupole, les salons…) ont été classées par les Monuments historiques en 2009, a fait l’objet d’importants travaux de restauration et de transformation.
Ils pérennisent aussi un exceptionnel degré d’exigence, que l’Atelier Mériguet-Carrère partage avec ses clients privés, les architectes des Monuments historiques et les grands décorateurs. Conservatoire des savoir-faire ancestraux, laboratoire de nouvelles techniques décoratives, cette entreprise assure le lien entre les grands décors d’autrefois qu’elle sauvegarde et les décors de demain qu’elle invente avec passion. Yves Saint Laurent et moi avons souvent fait appel à cet Atelier. Lorsque Yves eut l’idée de couvrir les murs du château Gabriel de nymphéas «à la Monet», c’est naturellement vers lui que nous nous sommes tournés et le résultat dépassa toutes nos espérances. Que ce soit à Paris ou au Maroc, l’Atelier Mériguet-Carrère nous a toujours accompagnés. Son travail est exemplaire comme le sont son talent et sa rigueur.